Après une première journée cauchemardesque, les Ankoay U23 féminines n’ont plus droit à l’erreur en affrontant ce jour Tonga puis l’Espagne.
| Les Ankoay U23 sont sous pression avant leurs deux derniers matches de poule ce jour. |
Après une première journée particulièrement mal engagée, les Ankoay filles U23 retrouvent le parquet ce jeudi 17 septembre pour leur deuxième et dernière journée de la phase de groupes de la Coupe du monde 3x3 U23 à Wuhan. Madagascar affronte Tonga à 6 h 15, puis l’Espagne à 8 h 45. Deux rendez-vous rapprochés qui pourraient décider de la suite de leur aventure mondiale.
La journée inaugurale n’a pas répondu aux attentes. Madagascar devait initialement affronter la Lettonie, mais la rencontre s’est finalement soldée par une défaite par forfait. Quelques heures plus tard, les Ankoay ont tenté de se relancer contre l’Ouganda, sans parvenir à inverser la tendance, dans un contexte marqué par la fatigue du voyage et un temps de récupération limité. Elles se sont inclinées 7-14 face aux Ougandaises, concédant ainsi une deuxième défaite.
Dans la poule C, cette situation place désormais les Malgaches dans une position délicate. L’Espagne a commencé son tournoi avec deux victoires, contre Tonga (21-5), puis la Lettonie (16-15). L’Ouganda a également remporté ses deux rencontres, face à Madagascar (14-7) et Tonga (15-6). Les Tongiennes, battues à deux reprises, ferment pour l’instant la marche.
La FMBB critiquée après le forfait
Pour cette journée de jeudi, les Ankoay doivent donc repartir sur de nouvelles bases. Face à Tonga, l’objectif sera de renouer immédiatement avec la victoire et surtout de retrouver l’efficacité offensive qui leur a fait défaut contre l’Ouganda.
Mais le véritable défi viendra quelques heures plus tard face à l’Espagne. Les Espagnoles ont affiché d’emblée leur solidité et leur capacité à gérer différentes configurations de match. Leur victoire étriquée contre la Lettonie, 16-15, montre également leur capacité à rester dans la partie lorsque la rencontre devient indécise.
Pour les Ankoay, chaque possession aura donc son importance. Dans cette discipline où les matches se jouent en dix minutes ou jusqu’à 21 points, avec seulement douze secondes pour déclencher une offensive, les occasions de se rattraper sont rares. Une mauvaise séquence peut rapidement faire basculer une rencontre.
La mission s’annonce donc particulièrement difficile pour Taratra Ramahatra, Koloina Rakotonirina, Justine Etienne Rahariarivony et Elinah Rafarasoa, alors que leurs chances d’accéder au tour suivant se sont considérablement réduites. Après une première journée à oublier, les quatre joueuses doivent désormais se concentrer sur l’essentiel : gagner. Tonga constituera la première étape de cette opération de relance, avant le choc contre l’Espagne.
« Un forfait suite à un retard pour participer à une coupe du monde est inacceptable. Pourquoi ne pas anticiper le voyage pour avoir une marge de temps ? Perdre le match contre l’Ouganda est logique car nos joueuses sont fatiguées et n’ont pas eu le temps de récupération et d’entrainement convenable. Je vise particulièrement la responsabilité de la fédération sui est mise au banc des accusés car un forfait en coupe du monde touche à coup sûr la morale de l’équipe», confie Aimé Randria, alias coach Mémé, entraîneur des Ankoay U18 lors de l’Afrobasket disputé à domicile en 2022.




