Voyager depuis Amoronakona offre aux passagers une expérience totalement différente de celle de l’ancien stationnement de Fasan’ny Karàna. Outre la modernité de l’infrastructure, l’organisation du transport l’est tout autant.
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| Des bus Foton servent de navettes pour des voyageurs de la gare routière Amoronakona. |
Des passagers sont arrivés à la gare routière d’Amoronakona à bord de navettes, hier. « En faisant mes achats à Behoririka, ce matin, on m’a indiqué qu’un véhicule relie directement Analakely à Amoronakona. Le véhicule était facilement repérable avec l’affiche sur le pare-brise. J’y suis montée, et me voilà, sans avoir eu à payer un taxi. J’ai juste payé 2 000 ariary pour ce trajet », raconte Marianne, une commerçante à Fianarantsoa.
Beaucoup ignorent pourtant encore l’existence de ces navettes. Chaque véhicule, qui part au bout d’une heure d’attente, ne comptait que deux à quatre passagers. « Nous avons pris trois bus depuis Andranomena pour arriver ici, car nous n’avons pas vu ces navettes », témoigne Léon, un passager en partance pour Manakara.
Le ministère des Transports et de la Météorologie a mobilisé de nouveaux moyens de transport pour faciliter l’acheminement des passagers depuis le centre-ville et les périphéries vers la nouvelle gare. Les voyageurs ont le choix entre les navettes, les bus Foton ou le train urbain pour rejoindre la gare d’Amoronakona, outre les moyens de transport habituels. « Ce train est pratique, car nous ramenons souvent un colis à la gare, et il n’y a pas d’embouteillages. Mais le nombre de rotations devrait être augmenté », propose Iloaina, une commerçante de Behoririka qui a rejoint Amoronakona en train.
Uniformisation
Une fois devant le guichet, chaque passager doit donner son identité complète, à savoir : nom, prénoms, numéro de carte d’identité nationale, adresse, numéro de téléphone, ainsi que celui d’une personne à contacter en cas de besoin. Ces informations sont enregistrées sur une tablette interconnectée. « Nous nous conformons au cahier des charges », explique Andry Michel Razafindraibe, membre du conseil d’administration de G-2TP, gestionnaire de la gare routière d’Amoronakona. Cette mesure n’est pas vraiment une nouveauté pour les transporteurs.
« La différence, c’est qu’on les a inscrites dans un cahier au stationnement Fasan’ny Karàna. Mais avec le laxisme ambiant, certains chauffeurs ne remplissaient pas les informations sur les passagers », rapporte Jean Ferdinand Rakotondramanana, chef de parc. Ces données sont pourtant essentielles pour assurer la traçabilité des passagers et leur venir en aide en cas d’accident.
Après cet enregistrement, le passager règle ses frais de transport directement à la caisse de la gare, et non plus auprès de la coopérative. Cette mesure uniformise les tarifs pour chaque destination. Une fois cette procédure achevée et le véhicule rempli, le manifeste est délivré. Le véhicule peut alors partir. Ce nouveau système n’est toutefois pas encore totalement rodé : certains guichetiers ne maîtrisent pas encore l’usage de la tablette et peinent avec les procédures. Cela a provoqué, hier, des retards au départ. Des véhicules déjà remplis dès 6 heures du matin n’ont pu quitter le parc que vers 9 h 30. Des passagers ont haussé la voix. La situation s’est un peu améliorée l’après-midi. Le gestionnaire assure que ces perturbations seront totalement résolues d’ici dix jours au maximum.





