Le déplacement du Premier ministre Rajaonarison en Chine, la semaine dernière, ouvre de nouvelles perspectives pour la coopération entre les deux pays. Agriculture, numérique, transport, sciences et technologies figurent parmi les principaux domaines explorés.
Multisectorielle. Ce mot résume la dimension que l’État veut donner à la coopération entre Madagascar et la Chine, à entendre les propos de Mamitiana Rajaonarison, Premier ministre. De retour d’une mission d’une semaine en Chine, samedi, le chef du gouvernement a mis en avant cette volonté de renforcer les échanges bilatéraux entre les deux pays, en mettant l’accent sur quelques secteurs clés.
« Mon déplacement entre dans le cadre du renforcement de notre coopération avec nos différents partenaires, qui constitue l’un des objectifs du pouvoir de la Refondation », déclare Mamitiana Rajaonarison lors d’un échange avec la presse, à sa descente d’avion à Ivato, samedi. Le locataire de Mahazoarivo a notamment mis en avant la coopération agricole avec la Chine. Il a insisté sur l’augmentation du rendement rizicole grâce à l’utilisation de variétés hybrides. Lors de sa visite dans la province du Hunan, grenier à riz de la Chine, il a pu constater leur potentiel.
« Le riz hybride peut produire jusqu’à 15 tonnes à l’hectare», affirme-t-il.
Énergie
Le riz hybride chinois propose des variétés de semences adaptées aux conditions du sol et aux conditions climatiques. En marge du Forum sur la coopération Chine-Afrique (Focac), à Beijing, capitale chinoise, en 2024, deux mémorandums d’entente portant sur le riz hybride ont déjà été signés entre l’État et la société productrice de semences Yuan’s Seed. Une signature qui a été faite dans le Hunan. L’axe majeur de ces mémorandums d’entente est la production, à Madagascar, de semences de riz hybride, particulièrement « les semences parentales », pour ne pas dépendre des importations. Un parc de culture de semences de riz hybride d’une superficie de 2 000 hectares sera ainsi aménagé dans la localité de Betsipotika, du côté de Morondava.
Le Premier ministre Rajaonarison a justement évoqué cette mise à disposition de semences parentales pour Madagascar.
« Nous n’allons pas en importer à chaque fois de Chine, il s’agira de cultiver chez nous les semences », explique-t-il. De prime abord, le séjour du locataire de Mahazoarivo a été l’occasion de redynamiser des sujets de coopération en attente depuis plusieurs mois. Toujours dans le domaine de l’agroalimentaire, il a également pu constater que la viande caprine importée de Madagascar est prisée par les consommateurs chinois. Son exportation découle également d’un accord signé en marge du Focac de 2024.
« Nous devons ainsi encourager les éleveurs afin de maintenir un niveau de qualité élevé de cette viande », déclare-t-il.
Le chef du gouvernement a souligné les différentes possibilités de coopération dans le secteur énergétique. La production d’électricité via l’énergie solaire semble être celle qui l’a le plus convaincu. Dans le domaine de l’énergie, Madagascar a déjà acté un partenariat avec la Chine pour la modernisation du réseau de distribution d’électricité sur le Réseau interconnecté d’Antananarivo (RIA), avec le projet « Tana Medium Ring ». Un projet en attente de concrétisation depuis plusieurs mois également. Selon ses dires, le séjour de Mamitiana Rajaonarison en Chine lui a également permis de prendre la mesure des impacts concrets de l’utilisation des nouvelles technologies, notamment de l’intelligence artificielle, dans l’amélioration du quotidien de la population.



