Quoi de plus naturel. Les Barea ont finalement trouvé celui qui manquait dans leur staff. Un boucher. La FMF et le coach ont des suites dans leurs idées. Il fallait trouver quelqu’un qui peut mettre les Barea sur son étal. C’est désormais fait. L’entraîneur a fait appel à un troisième gardien de but en l’occurrence Zacharie Boucher. Celui même qui a déclaré qu’il n’avait rien de malgache et si on le sollicite, il ne viendra pas. Une déclaration faite en 2018 et qui laisse des traces.

On a du mal à comprendre le choix de l’entraîneur. On va jouer contre le Nigeria et on convoque un joueur de 4e division qui n’a disputé le moindre match ces deux dernières années. C’est d’autant plus incompréhensible qu’à ce poste on a deux joueurs qui ont fait leurs preuves. Adrien Melvin a brillé de mille feux lors de la CAN 2019 alors que Sonny Laiton a montré ce qu’il a dans le ventre. 

Ce n’est donc pas d’un gardien dont les Barea ont besoin. Surtout un has been de 34 ans. Ce sont des attaquants et des milieux de terrain qu’il faut chercher. 

Avec un bilan pour le moins désastreux (trois matchs, un but marqué pour onze buts encaissés). C’est inadmissible. 

Le pire reste à venir étant donné que le Nigeria n’est pas le premier venu et n’est pas un enfant de chœur. Les Super Eagles disposent d’une ligne d’attaque de feu avec Lookman et Osimhen. Il ne faut pas se contenter de défendre avec trois gardiens et huit joueurs. Mais il n’y a rien à attendre de cette équipe qui s’est fait laminer par le Mali, le Ghana et le Maroc. Face au Nigeria, il faut s’attendre à une raclée avec une équipe sans ossature, sans homogénéité. Il faut oublier la victoire des Barea face au Nigeria (2 à 0) à la CAN 2019. C’est hier. Depuis, beaucoup de choses se sont passées. De cette belle époque, il ne reste plus que Marco Ilaimaharitra et Thomas Fontaine. 

L’équipe nationale n’est pas un dépotoir. C’est bien de recourir au service de joueurs dont la nationalité d’origine s’efface devant des intérêts financiers et les calculs pour étoffer une carrière internationale. C’est ainsi dans toutes les disciplines. En football, l’Albanie, l’Autriche, la Suisse, jadis des faire-valoir, sont devenues des équipes redoutables grâce au soutien «migrants » ou des joueurs de différentes nationalités mais qui montrent un amour du maillot. C’est essentiel pour gagner. 

Jusqu’ici, l’équipe semble ne pas avoir du punch, de la gnaque. Elle n’a pas la rage de vaincre. 

L’entraineur fait confiance à un ensemble qui est loin d’avoir convaincu. Avec un but marqué en trois matchs, on a bien peur que la descente aux enfers aille encore plus loin. Pince-moi.